Le Quotidien de l'Art

Désenchantement et réenchantement à la Biennale de Dakar

Désenchantement et réenchantement à la Biennale de Dakar
Kader Attia, Les Rhizomes infinis de la révolution. Photo : Roxana Azimi.

Malgré une organisation chaotique au bord de la crise de nerfs, la douzième édition de la biennale Dak’Art, menée au Sénégal par Simon Njami, est réussie.

A priori, on ne donnait pas cher de cette douzième édition de la Biennale de Dakar qui a ouvert ses portes mardi 3 mai. Choix tardif du commissaire, à peine sept mois avant l’événement, passif financier, manque de professionnalisme, approximations en tout genre, à commencer par des inexactitudes dans les réservations des billets d’avion des invités, manque de bras, de matériel – à peine une perceuse pour une soixantaine d’artistes !…. Sans oublier le spectre de la précédente édition, où les plasticiens n’ont récupéré leurs œuvres qu’un an et demi après la manifestation. « La Biennale a du mal à se relever entre deux éditions », admet Ousseynou Wade, qui fut secrétaire général de l’événement de 2000 à 2013. Cette année, la pagaille était à son sommet : à quarante-huit heures de l’inauguration, seuls deux artistes avaient fini d’accrocher leur œuvre. Le jury qui devait décerner les prix le 3 mai, s’est arraché les cheveux lorsqu’il dut choisir les lauréats dès potron-minet, alors qu’à peine 40 % des œuvres étaient installées.

Même si les voyants étaient dans le rouge, si la biennale a failli exploser en vol, si le président sénégalais a imposé le Qatar comme pays invité – pathétique accrochage qui faisait offense…

Désenchantement et réenchantement à la Biennale de Dakar
Désenchantement et réenchantement à la Biennale de Dakar

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Article issu de l'édition N°1059