Le Quotidien de l'Art

Luc Tuymans / Mireille Blanc : « Une peinture qui résiste »

Luc Tuymans / Mireille Blanc : « Une peinture qui résiste »
Luc Tuymans, "The Rabbit", 1994, huile sur toile, 59,5 x 72 cm. Coll. part.
Courtesy Hauser & Wirth/Photo Ben Blackwell/Courtesy David Zwirner, New York, Londres.

La jeune artiste française Mireille Blanc rend hommage à son aîné, le peintre belge Luc Tuymans, qui expose à partir du 22 mars au Palazzo Grassi, à Venise.

Dans le panthéon personnel de Mireille Blanc, il y a Manet, Chardin, Morandi et Spilliaert. Mais aussi, et surtout, Luc Tuymans, « le plus important peintre contemporain », selon elle. En majesté jusqu’au 6 janvier 2020 au Palazzo Grassi, à Venise, l’artiste anversois appartient à cette génération qui, plutôt que de s’avouer vaincue par la photographie, a renoué un dialogue fécond, mais sans fascination, avec ce médium. Depuis les années 1980, Tuymans s’échine en effet à retirer aux images tout magnétisme : il les dilue, les appauvrit, les efface, les réduit à des spectres exsangues.

Mireille Blanc est étudiante aux Beaux-Arts de Paris lorsqu’elle découvre son travail vers 2005. D’emblée, la jeune femme se reconnaît dans cette peinture du doute. « J’avais été frappée par la figure humaine présentée par fragments, le sentiment de retrait et d’éloignement, la…

Luc Tuymans / Mireille Blanc : « Une peinture qui résiste »
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Article issu de l'édition N°1687