Le Quotidien de l'Art

Giacomini et Laura Sellies : Voyeurisme sous l’eau

Giacomini et Laura Sellies : Voyeurisme sous l’eau
Amélie Giacomini et Laura Sellies, Au sol camaïeux divers verts et marrons. Un rayon se pose. Mordoré. Rosy-Blue apparaît. Chorégraphie d’Anna Gaïotti et Mbarou Ndiaye, musique de Raffaele Grimaldi. Photo : Antoine Waterkeyn.

Les installations et sculptures d’Amélie Giacomini et Laura Sellies, qui ont exposé au Salon de Montrouge 2015, participent de ce qui a été appelé la post-performance, en cherchant à dépasser la dimension éphémère à travers l’objet-accessoire, la chorégraphie et le rapport à l’image. De Joséphine Baker aux divinités africaines Mami Wata, leurs récits interrogent la modernité à travers l’animisme et une politique féministe du regard.

Le terme « performatif », emprunté à l’anglais, recouvre un lexique qui va de la mise en scène du quotidien au sport en passant par les discours politiques, et donc bien au-delà de la seule performance artistique. Fin 2012, aux Beaux-Arts de Lyon, se tenait le colloque « Post-Performance Future », organisé par Marie de Brugerolle, responsable d’une formation sur le sujet. Ce fut un moment emblématique de redéfinition de la « performance » après les changements opérés par la génération précédente. Sortant de sa définition classique – associée à l’artiste qui prend son corps comme outil pour réaliser une action éphémère, refusant la production d’objets pour le marché –, la performance ici débattue cherchait à sortir de la mystification de « l’authenticité » du corps et assumait un rapport à l’image, à l’objet et au remake. L’artiste Guy de Cointet y apparaissait comme une figure clé, dans sa façon de trans-codifier un langage dans un autre (le cinéma filtré par le modèle télévisé ou…

Giacomini et Laura Sellies : Voyeurisme sous l’eau
Giacomini et Laura Sellies : Voyeurisme sous l’eau

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Article issu de l'édition N°1040