De son vivant, Jean Royère (1902-1981) était déjà une star aux mille projets, sollicitée dans le monde entier, avec des bureaux du Liban au Pérou… S’il est aujourd’hui à nouveau au sommet, la reconnaissance de son talent par le marché n’a pas été une évidence. Quand avec le soutien du marchand Jacques Lacoste en 2002, le spécialiste Pierre-Emmanuel Martin-Vivier publie aux éditions Norma une monographie sur ce créateur, « l’idée était saugrenue à l’époque », se souvient-il. Royère était estampillé comme « le décorateur de la bourgeoisie des années 1950, pas intéressant sur le plan…
Indétrônable Royère
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> Jean Royère, Table Créneaux, vers 1955, fer doré, verre opaline, 74,9 x 199,7 x 94,6 cm. Christie’s juin 2015, New York.
Centrée sur une poignée de pièces emblématiques, la cote de Jean Royère est au beau fixe, grâce au travail des marchands et des maisons de ventes.