« Si les gens sont impressionnés par l'art en général, ils ont moins peur du dessin, c'est notre premier langage », pose Frédéric Pajak, le directeur artistique du Festival du dessin d'Arles, dont la troisième édition se déroulera du 12 avril au 11 mai. Voici donc l'une des raisons de cet engouement pour le dessin, qui serait jugé comme moins élitiste que la peinture contemporaine et plus fédérateur. D'où la création de ce festival à Arles il y a trois ans, ainsi qu'une multiplication récente d'événements où expositions et ateliers de pratique sont associés (London Drawing, Milan Drawing Week ou « Le musée recopié » du Centre Pompidou). Mais si on y regarde de plus près, on se rend compte que la dynamique est lancée bien souvent par le marché et par des foires, ce qui est le cas de la Drawing Week de Bruxelles autour d'Art on Paper en janvier. À New York, Art on Paper (malgré le nom, ce ne sont pas les mêmes organisateurs) se greffe plus sur des foires blockbusters comme l'Armory Show en septembre, tandis que d'autres se concentrent sur le premier trimestre, avec Master Drawings en février ou l'IFPDA Print Fair en mars. De la plus ancienne, la London Original Print Fair…
Le dessin, star du printemps

© Photo Corene Caubel/CMN.
La discipline est mise à l'honneur à Paris durant le mois de mars, notamment par les foires Drawing Now et le Salon du dessin, dont le coup d'envoi est donné cette semaine. Le marché et les institutions se mettent au diapason pour rayonner dans toute la France, avec le Printemps du dessin ou, à venir, le festival d'Arles.