Au cœur de la lutte se dresse le Conseil international des musées (ICOM), dont les initiatives se multiplient avec une détermination renouvelée. Le 11 mars a notamment été lancée la Liste rouge des biens culturels grecs en péril, désormais troisième pays de l’Union européenne à bénéficier d’un tel outil, aux côtés de la Roumanie et de la Bulgarie. Cet instrument à destination des forces de l’ordre, des collectionneurs, des professionnels du marché de l’art et des musées, permet de répertorier les catégories d’objets culturels susceptibles de trafic, facilitant leur identification pour en endiguer le commerce illicite. Le lendemain, l’organisation non gouvernementale annonçait le lancement de PRISM (Prevention, Research, Investigation and Security in Museums), un projet triennal initié et financé par l’UE. L’objectif ? Offrir à sept pays européens (Estonie, Hongrie, Lettonie,…
L’Union européenne intensifie sa lutte contre le trafic de biens culturels

Avec les nouveaux outils, portés notamment par l’ICOM, et l’entrée en vigueur le 25 juin des dernières dispositions du règlement UE 2019-880, c'est une année charnière. L’Union européenne souhaite s’ériger en rempart contre le trafic de biens culturels, au risque d'affaiblir les acteurs du marché.