Poussée vers la sortie. Arrivée à la tête du National Endowment for the Humanities en 2022, sous la présidence de Joe Biden, Shelly C. Lowe, deuxième femme (et première autochtone issue de la nation Navajo) à occuper ce poste, a démissionné, ou plutôt, en a été évincée, puisqu’un porte-parole de l’institution a fait état le 12 mars d’un départ conclu « sur ordre du président Trump ». Cette ex-administratrice du National Museum of the American Indian, ancienne directrice du Native American Cultural Center de l'Université de Yale et directrice exécutive du Native American Program de l'Université de Harvard, a vu son mandat au sein du premier bailleur de fonds public des sciences humaines des États-Unis écourté de onze mois. L'agence fédérale, créée en 1965, octroie chaque année des subventions (207 millions de dollars en 2024) à des sites patrimoniaux, des musées, des universités, mais aussi à des chercheurs indépendants et des organisations à but non lucratif, à travers 47 programmes. La ligne de Shelly C. Lowe, tournée vers les structures de petite et moyenne taille investies dans les questions de diversité, d'équité et d'inclusion, avait tout pour déplaire au président Trump, engagé depuis son retour au pouvoir dans une croisade idéologique « anti-diversité » « anti-woke », « anti-genre » et « anti-transgenre », déployée dans tous les départements d'État. Michael McDonald, conseiller juridique général du NEH, a été choisi pour assurer l’intérim, jusqu'à ce que le président nomme un successeur, qui devra être confirmé par le Sénat.
Vers un démantèlement des subventions publiques ?
Le départ forcé de Shelly…