Le Quotidien de l'Art

Acteurs de l'art

Hélène Guenin à la Fondation Yves Klein

Hélène Guenin à la Fondation Yves Klein
Hélène Guenin nommée à la direction de la Fondation Yves Klein.
© Photo Christine Hall.

La Fondation Yves Klein, créée en 2022 à l’initiative de Daniel Moquay et de Rotraut Klein-Moquay (la veuve de l’artiste), change de direction. Hélène Guenin, à la tête du musée d’Art moderne et d’art contemporain de Nice depuis 2016, prendra ses nouvelles fonctions au début du printemps. Ce virage annonce un nouveau chapitre dans l’histoire de l’organisme privé qui souhaite « élargir ses horizons ». Hélène Guenin a été curatrice et chargée de la programmation au FRAC Lorraine de 2002 à 2008 ; puis responsable de la programmation du Centre Pompidou-Metz de 2008 à 2016. Au MAMAC, qui conserve aussi bien des anthropométries, des sculptures éponges que des peintures de feu d’Yves Klein, on lui doit d’avoir étudié son œuvre en profondeur, à travers divers projets, dont « À propos de Nice. 1947-1977 » en 2017 et « Cosmogonies, au gré des éléments » en 2018. Avec Aymeric Jeudy, qui tient les rpeênes du musée Matisse de Nice, elle vient d’imaginer un dialogue entre le judoka-plasticien et le père des papiers découpés. Cette dernière exposition, intitulée « Le pouvoir bouleversant de la couleur » s’inscrit dans le programme hors les murs du MAMAC, fermé pour travaux depuis fin 2023. « Ces neuf années ont été d’une richesse inouïe. Je remercie le maire de Nice, Christian Estrosi, pour la grande confiance qu’il m’a témoignée au long de ces années. Grâce à cette confiance, et avec l’engagement enthousiaste et indéfectible de l’équipe du MAMAC, j’ai pu développer le musée, le réinventer et le faire rayonner tout en prenant soin de cultiver la richesse de son histoire, de son identité singulière et de ses collections », a déclaré Hélène Guenin qui, au-delà d’accrochages prévus en France et à l’étranger (« Tous Léger ! Avec Niki de Saint Phalle, Yves Klein, Martial Raysse, Keith Haring », au musée du Luxembourg, en mars à Paris ; l’itinérance du fonds Niki de Saint Phalle à l’international, en 2025-2026 ; le co-commissariat avec Jean-Jacques Aillagon de la biennale des Arts et de l’Océan, Nice 2025…), laisse derrière elle des initiatives audacieuses, comme cette scénographie ambulante conçue avec des étudiants du Pavillon Bosio et vouée à se déployer dans les écoles de la métropole, qu’il reviendra dans un premier temps à Johanne Lindskog, de perpétuer. En effet, la numéro 1 du musée des Beaux-Arts Jules Chéret de Nice, qui soutient une programmation (« Raoul Dufy, le miracle de l’imagination », jusqu’au 29 septembre) et une médiation dynamiques depuis 2019, vient d’être nommée directrice par intérim du MAMAC, dont les collections commencent là où – parfait trait d’union — celles de l’ancienne villa azuréenne s’arrêtent, à savoir aux années 1960. Elle cumulera donc les deux rôles en attendant qu’un nouveau responsable soit trouvé pour l’institution en travaux.

Article issu de l'édition N°2994