Le Quotidien de l'Art

Le MONA, un OVNI qui redéfinit le concept de musée ?

Le MONA, un OVNI qui redéfinit le concept de musée ?
MONA (Museum of Old and New Art), Hobart, Tasmanie.
Photo Jesse Hunniford/Mona/Courtesy des artistes et Mona.

Plus grand musée privé de l’hémisphère sud, ouvert en 2011 à la pointe de la Tasmanie, le MONA (Museum of New and Old Art) a inauguré en juillet dernier son aile Siloam, qui accueille des œuvres d’Ai Weiwei et d’Alfredo Jaar. Phénomène touristique, il risque de pâtir lui aussi des incendies qui ravagent le pays.

« Le MONA est-il la plaisanterie la plus chère au monde ? », s’interrogeait l’Irish Times en 2014, évoquant un sentiment « jubilatoire, l’irrévérence et parfois la puérilité » à la visite de ce trublion de la culture australienne. On y admire des œuvres par milliers, mais on peut également y dormir, s’y marier dans une chapelle profane de Wim Delvoye ou faire exposer ses cendres dans une urne dessinée par Julia DeVille, à condition de souscrire à l’Eternity Membership. Le collectionneur David Walsh, Tasmanien qui aurait fait fortune en créant des algorithmes capables de déjouer les casinos et jeux en ligne, a le goût des paris risqués. « Si nous avions ouvert à Melbourne, les gens seraient venus faire un tour rapide. Mais comme ils font l’effort de venir jusqu’ici, les visiteurs restent en moyenne 3 à 4 heures. » Voire plusieurs jours ou l’éternité, comme on l’a vu. 

Un spa signé Marina Abramović

On peut y accéder par la route, mais le musée a été conçu pour être découvert depuis l’eau. Au détour d’un bras de terre, le…

Le MONA, un OVNI qui redéfinit le concept de musée ?
Le MONA, un OVNI qui redéfinit le concept de musée ?

Les abonnés ont accès à l'intégralité des articles du Quotidien de l'Art.

Découvrez toutes nos offres d'abonnements.

Je m'abonne

Vous pouvez aussi profiter d'un accès gratuit de 30 jours.
En savoir plus

Article issu de l'édition N°1880