Le Quotidien de l'Art

Amélie Bertrand : “Trap-paintings”

Amélie Bertrand peint. Elle peint lentement, avec une rigueur égale à sa désinvolture. Elle peint dans son studio, en haut de la tour du 6-B à Saint-Denis, comme dans l'atelier d'un maître de la Renaissance, en écoutant à fond les claviers monophoniques de Zombie Zombie. Après avoir exposé au Salon de Montrouge en 2009, elle présente ses trois dernières toiles sur le stand de la galerie Semiose à (OFF)ICIELLE. Et c'est au Collège de France qu'elle parlera de sa peinture le 31 octobre dans un colloque organisé par la chaire de métaphysique et philosophie de la connaissance : « c'est pas mortel ? ».

Elle ne dessine jamais mais détoure sur Photoshop des images trouvées sur Internet. Sa palette lui paraît la plus juste quand elle ressemble à un système RVB. Ses couleurs ne montent pas en jus mais s'appliquent en couches uniformes. Si Piero della Francesca voyait ses perspectives, il se retournerait dans sa tombe. Son « Grand Tour », elle l'a fait le long des stations balnéaires décaties, aux abords des mini-golfs en faillite ou dans les jardinets des zones pavillonnaires. C'est de ces paysages fabriqués pour les besoins de l'enchantement qu'Amélie Bertrand tire ses motifs…

Amélie Bertrand : “Trap-paintings”
Amélie Bertrand : “Trap-paintings”

Les abonnés ont accès à l'intégralité des articles du Quotidien de l'Art.

Découvrez toutes nos offres d'abonnements.

Je m'abonne

Vous pouvez aussi profiter d'un accès gratuit de 30 jours.
En savoir plus

Article issu de l'édition N°698