Le Quotidien de l'Art

Yoko Ono s'installe à la Serpentine Gallery à Londres

Un des épisodes du sitcom américain des années 1990 Mad about You (avec Paul Reiser et Helen Hunt jouant un typique couple new-yorkais) s'intitule Yoko Says (Yoko dit que). Le titre exprime, avec une certaine audace, l'aura sentencieuse imputée à l'artiste, performeuse, réalisatrice, musicienne et activiste Yoko Ono. Le titre reprend la phrase sans cesse répétée par Paul, un réalisateur de documentaires qui se voit dans l'obligation de « filmer le vent » pour Yoko Ono au cours d'un jeûne de cinq jours qui le rend à moitié fou, hébété par cette collaboration prestigieuse. Il va sans dire que le méta-texte de cet épisode hilarant tient à la particularité de la popularité de Yoko Ono : à partir de certains faits historiques, chacun se fait une idée de sa persona. Il y a donc une tendance inévitable à oblitérer l'oeuvre aux dépens de son auteur iconique.

Il est alors d'autant plus stratégique d'avoir placé à l'extérieur de la Serpentine Gallery, qui héberge à Londres une exposition personnelle de l'artiste, les fameuses Wish Trees (1996-2012) où le visiteur est invité à accrocher une feuille avec un souhait, jusqu'à faire plier les branches sous leur poids. Celles-ci en arborent toute une panoplie, de celui de la victoire de l'Espagne à l'Euro 2012 à un autre, plus poignant, d'un enfant italien souhaitant « avoir une petite soeur ». Le projet de l'artiste étant d'établir une relation avec chaque…

Yoko Ono s'installe à la Serpentine Gallery à Londres
Yoko Ono s'installe à la Serpentine Gallery à Londres

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Article issu de l'édition N°177