Le Quotidien de l'Art

« Ce n'est pas une rétrospective : finalement, tout est neuf »

En 2006, la première édition de la biennale « Estuaires » (désormais intitulée « Le voyage à Nantes ») voyait la réalisation d'une oeuvre majeure de Felice Varini dans le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). À l'invitation du commissaire David Moinard, l'« artiste magicien » transfigure le Hangar à Banane dans une exposition qui actualise des oeuvres de 1979 et comprend d'autres plus récentes. Felice Varini présente ce projet.

J. P. Vous n'aimez pas le terme de rétrospective. Est-ce que cela signifie que vos oeuvres ne peuvent pas se conjuguer au passé ?

F. V. Mes pièces ne sont pas à la cave, ni dans une réserve, elles sont potentiellement dans une actualité permanente. Ces oeuvres ne s'inscrivent pas dans un temps donné mais dans une multitude de temps. Il y a quelques mois, je ne pouvais pas m'imaginer que cette oeuvre que j'ai sous les yeux deviendrait ce que je vois. Comment puis-je dire que j'ai déjà vu cette pièce ? Elle me surprend. Elle vient chercher son actualité dans un nouvel environnement. Elle-même court vers le temps : l'oeuvre qui s'actualise sans cesse ne regarde…

« Ce n'est pas une rétrospective : finalement, tout est neuf »
« Ce n'est pas une rétrospective : finalement, tout est neuf »

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Article issu de l'édition N°411