Une dame de cour Tang, un vase impérial du XVIIIe siècle… Dans une ambiance feutrée, 25 chefs-d’œuvre chinois du musée Guimet s’invitent depuis novembre 2024 au musée d’art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand. Appelé à se renouveler chaque année au fil de quatre saisons thématiques, ce partenariat inaugure le nouveau dispositif du musée national des arts asiatiques en matière de circulation de ses collections, avant de se déployer à Digne-les-Bains et à Montpellier fin 2025. Un mois avant le lancement de ce « Guimet+ », le Muséum national d’Histoire naturelle inaugurait ses « Pop’up », cinq modules autonomes sur les sciences à destination du grand public, dont la première tournée irrigue les Hauts-de-France. La même philosophie détermine le Studio Rodin, que le musée du sculpteur a lancé en décembre dernier. Sept ensembles indépendants pliables reprennent la cohérence d’une exposition à partir de reproductions et images d’archive. Pour la première étape à Gien (Loiret), ils se déploient dans les espaces publics, de la Poste aux EHPAD. Au Louvre, ce sont les centres commerciaux qui ont attiré les faveurs. Le musée a lancé le 21 mars à Rosny-sous-Bois la tournée de ses reproductions dans les centres du groupe Unibail-Rodamco-Westfield, de Dijon à Lille, Rennes et Lyon.
Quant au musée d’Orsay, il annonçait en janvier une opération annuelle de prêt de 100 œuvres autour d’une thématique sociétale commune, le climat cette année, le travail l’an prochain. Pensée par Sylvain Amic, président de l’établissement, l’initiative concerne 31 musées en 2025, avant que ne soit lancé sur les routes à l’horizon 2026 un MuMo x Orsay, ce musée mobile en camion qui sillonne les milieux ruraux ou périurbains. Une idée qui n'est pas neuve, puisque déjà en 1955 le Virginia Museum of Fine Arts de Richmond lançait son camion-musée. Initié en 2011 en France par Ingrid Brochard, qui agrège artistes et mécènes autour de son idée, le…