« Le Centre Pompidou traverse une crise sociale historique. » À un an et demi de la fermeture du bâtiment pour travaux, le constat est clair, et la démonstration, développée sur quatre pages, imparable. Signée par cinq organisations syndicales (CFDT, CGT, UNSA, FO, SUD), la lettre ouverte du 21 novembre se veut une réponse à celle de Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, qui loin d'apaiser les tensions, a rallié à la grève d'autres employés du Centre, ceux de la BPI, qui déplorent également le manque de concertation. « Vous écrivez avoir pris connaissance des inquiétudes des agents depuis quelques semaines. Mais ces inquiétudes ne s'expriment pas depuis des semaines, elles sont formulées, répétées, expliquées depuis des années », affirme la lettre, qui énumère les éléments d'impréparation de l'établissement en amont de sa fermeture prochaine, début 2025. Le flou demeure en ce qui concerne le maintien du plafond d'emplois, le recours à l'externalisation, le retour garanti à un même poste. « Toutes ces demandes sont restées lettre morte, créant un climat de tension et de stress jamais atteint dans l'histoire du Centre Pompidou », poursuit le courrier. Parmi les autres éléments d'inquiétude relevés :…
Le Centre Pompidou, entre crise sociale et expansion internationale
Depuis six semaines, le dialogue entre les organisations syndicales et la direction du Centre Pompidou, accusée de mal préparer la fermeture prévue pour 2025, reste bloqué. L'institution continue cependant à développer ses partenariats à l'étranger.