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Un autre visage du bizarre

Un autre visage du bizarre

Être monstrueux échappé d'un cauchemar ? Délire sous l'emprise de substances illicites ? Cette troublante créature, que l'artiste Ronit Baranga a créée avec cet assemblage détonant de tasses animées de bouches et de doigts, aurait tout aussi bien pu être retenue pour un remake version trash d'Alice au pays des merveilles. Quoiqu'il en soit, elle fait partie de cette exposition de la Fondation Bernardaud à Limoges, dont le titre sonne comme un manifeste : « Esprits libres. Céramique affranchie. » Ici, point de diktat du marché de l'art ou de la mode, au contraire, la parole est donnée à ces artistes bien trop souvent enfermés dans des catégories réductrices, regroupants les arts populaires, des marges, outsider, singuliers... « Il s'agit d'une proposition mobilisante, offerte à la création et à l'imagination collective où l'art figuratif et narratif aux accents surréalistes est à l'honneur », revendique la commissaire, Anne Richard, fondatrice de la revue d’art HEY !, qui a déjà largement remis en cause la question du « bon » et du « mauvais » goût dans les expositions qu'elle a montées à la Halle Saint-Pierre. L'exposition transcende les frontières et invite à poser un autre regard sur les œuvres de Christina Bothwell, Olga et Nikolay Shirrstone, Séverine Gambier, Jessica Harrison, Crystal Morey, pour ne citer que quelques noms. En tout, douze visions issues des quatre coins de la planète (États-Unis, France, Israël, Corée du Sud, Japon, Russie), une démonstration de ce que peut être un art débridé et définitivement affranchi.

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