Le Quotidien de l'Art

Le casse-tête des expositions Caravage

Le casse-tête des expositions Caravage
Michelangelo Merisi (dit Caravage),
Judith décapitant Holopherne,
1598, huile sur toile,
145 x 195 cm, coll. Galerie Nationale d’art antique de Rome, Palazzo Barberini, Rome.
© Gallerie Nazionali di Arte Antica di Roma. Palazzo Barberini. Photo Mauro Coen

Le musée Jacquemart-André à Paris tente l’impossible en cette rentrée : programmer une exposition sur Caravage, peintre des plus convoités et discutés. Deux défis se dressent : obtenir des prêts et dérouler un propos inédit sur l’artiste. Virée dans les coulisses, avant l’inauguration le 21 septembre.

Aussi mystérieuses que mouvementées, la vie et l’œuvre de Caravage (1571-1610) – que d’aucuns ont réduit à un artiste gangster homosexuel épris de dramaturgie dans la Rome papale – attirent la convoitise de tous les musées acculés à la politique du chiffre. Avec pas moins d’une trentaine d’expositions en une décennie, Caravage est devenu une attraction touristique qui fait recette. En 2010, au Quirinale à Rome, 580 000 visiteurs se pressèrent à la « rétrospective du siècle », qui généra un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros. À l’automne dernier, la Pinacothèque de Brera à Milan retentait l’exercice et captait 420 000 badauds. Plus exceptionnelles encore sont les 280 000 personnes attirées aux « petits »…

Le casse-tête des expositions Caravage
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Article issu de l'édition N°1553