Le Quotidien de l'Art

Portrait de jeune artiste : Daniel Otero Torres

Portrait de jeune artiste : Daniel Otero Torres
Vue de l’exposition de Daniel Otero Torres « (Dé)placements », 2017, MRAC, Musée régional d’art contemporain Occitanie Pyrénées-Méditerranée, Sérignan. Photo : Aldo Paredes.

Si Lévi-Strauss détestait « les voyages et les explorateurs », Daniel Otero Torres opère une transformation à l’endroit du point de vue et de la représentation de « l’autre ». Refusant les oppositions entre nature et culture, objet et sujet, cultures dites primitives et contre-cultures urbaines, il observe les dynamiques d’auto-construction et modifie notre perspective anthropocentrée. Après avoir participé au 56e Salon de Montrouge en 2011, il est invité par Sandra Patron à exposer au musée régional d’art contemporain à Sérignan.

Comment expliquer la place inattendue qu’occupe l’anthropologue brésilien Eduardo Viveiros de Castro au sein des débats philosophiques actuels cherchant à définir un réalisme des « choses en soi », indépendamment de ce qui conditionne notre accès à lui ? Invité très convoité d’un colloque phare tenu en novembre 2016 à Paris, « Choses en soi : Métaphysique et réalisme aujourd’hui » (organisé par Élie During et Emmanuel Alloa), qui a réuni des penseurs de tous bords (du « réalisme spéculatif » aux partisans d’une « inter-objectivité » des choses), Viveiros de Castro se trouve dans une position très singulière, à partir de son étude des rites d’anthropophagie chez les Indiens Tupi du Brésil. Quand un chamane adopte le point de vue de « l’ennemi » et convoque les esprits des animaux vus comme des « affins », il franchit les barrières avec d’autres espèces et des éléments non-humains, refusant toute identité – l’auteur désigne cela de « perspectivisme », opposé au narcissisme d’une…

Portrait de jeune artiste : Daniel Otero Torres
Portrait de jeune artiste : Daniel Otero Torres

Les abonnés ont accès à l'intégralité des articles du Quotidien de l'Art.

Découvrez toutes nos offres d'abonnements.

Je m'abonne

Vous pouvez aussi profiter d'un accès gratuit de 30 jours.
En savoir plus

Article issu de l'édition N°1288