Le Quotidien de l'Art

Portrait de jeune artiste : Safouane Ben Slama

Portrait de jeune artiste : Safouane Ben Slama
Safouane Ben Slama, Sans titre, série « Izquierda Derecha Izquierda », 2016.

En mode caméléon, jouant de la ruse pour s’adapter et porté par l’inquiétude « de passer à côté de (sa) vie », Safouane Ben Slama défriche une géographie qui n’est pas seulement de résistance mais d’affirmation d’une capacité à s’autodéterminer. Comment devenir le sujet de sa propre représentation ? « C’est par l’image que j’ouvre la porte à d’autres paroles », répondra-t-il. Il expose dans « Répliques Imaginaires » au 62e Salon de Montrouge, en association avec le Mois de la Photo du Grand Paris.

Est-ce que le monde de l’art peut continuer à faire jouer l’orchestre pendant ce moment grave de notre vie collective ? En observant attentivement, les artistes ont émis des signaux d’alerte, des réflexions et des engagements qui permettent de mieux analyser et agir face à la déflagration des discours identitaires, xénophobes et racistes. Si la question du populisme a dominé intellectuellement l’actuel combat politique, force est de constater que, depuis plus de dix ans, le projet itinérant du curateur Nicolaus Schafhausen (avec Lars Bang Larsen et Cristina Ricupero) en a établi la critique tout en esquissant, non sans polémique, l’hypothèse d’un populisme progressiste. C’était aussi le cas à la Fondation Kadist à Paris en 2012 avec le projet « Enacting populism » (rejouer le populisme) du curateur Matteo Lucchetti – malgré les grincements de dents à l’époque, le rôle politique singulier qu’occupent les théoriciens Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, à…

Portrait de jeune artiste : Safouane Ben Slama
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Article issu de l'édition N°1284